Les voyages forment la jeunesse!!
La lune ayant laissée place au soleil, nous nous réveillons doucement, bercés par les douces voix des zébus. Un petit déj’ nous attendait sur une jolie paillasse en plastique. D’ailleurs, nous avons eu la chance d’avoir du vrai lait tout frais, enfin juste sorti du pis de la vache, cela fait du bien, après plus de 6 mois à prendre des petits déj’ avec du lait en poudre. Ce bon petit repas pris, une aventure périlleuse attendait nos jeunes femmes. Et oui, nous avions réservé un petit âne gris (et oui un seul, car c’était jour de marché, donc toutes les bêtes étaient réquisitionnées pour emmener les marchandises sur Markoye, donc adieu veau, vache, dromadaire…), pour rallier à pied ou à dos d’âne, la mare de Darkoye, située à 5 kilomètres de notre campement.
Avec aisance, mais peu rassurée, Ac passa la première sur le dos de l’animal. Donc la procession commença, je dis procession, car comme vous pourrez le constater, pour une personne sur un âne, il fallait 2 personnes pour encadrer, un peu comme les alpinistes qui vont au sommet de l’Everest, un alpiniste pour 3 porteurs, c’est du sport ça. Enfin nous voilà partis, tout ce passe tranquillement, sans le moindre problème. Nous traversons une savane plus ou moins arborée avec quelque fois l’apparition de rochers et de cuirasses rocheuses. A peu près à mi-chemin, Ac céda la place à Lili sur
le dos du petit âne. Pas plus rassurée que Ac, et légèrement crispée, le petit âne repris son chemin. Lili était concentrée sur la nuque de l’âne, pour ne pas tomber. Mais après un petit moment, cela alla mieux, et elle commença à parler au propriétaire de l’âne.
Après une bonne heure de marche, sous un soleil de plus en plus chaud, nous arrivâmes à destination, à la mare de Darkoye. Elle était la réplique exacte de celle d’Oursi. Alors je fis quelques prélèvements,
comme à Oursi, pour ramener des échantillons à analyser (et oui je n’étais pas en vacances, c’était pour le travail que je suis allé dans le nord). Nous avons contemplé ce décor magnifique où cohabitaient de multiples variétés d’oiseaux.
Notre pause terminée, nous prîmes la direction, cette fois en voiture, de Markoye, où se déroulait le marché. Trois peuls étaient montés sur le toit du 4x4 pour nous guider un peu à travers cette
savane où tout ce ressemble. En route, nous avons fait la course avec un dromadaire et son cavalier, et je peux vous dire, que un dromadaire ça peut courir vite.
A Markoye, nous avons fait un petit tour du marché, pour voir ce qui se vendait, ou pour goûter de nouveaux aliments, plus ou moins orthodoxes.
Nos emplettes faites, et une bonne petite sucrerie avalée, nous voilà partis direction Dori.
A première vue, la route est simple, car c’est celle que nous avions pris pour venir jusque là, mais nous avions obligé que nous étions avec Jérôme qui aime bien faire des boucles, donc de ne pas repasser au même endroit. Nous trouvons alors un autre chemin, mais la commence les ennuis. Cette route était quelque peu, comment dire, et bien c’était une piste, sans indications du tout. J’avais beau avoir en ma possession un GPS, qui m’indiquait la direction de Dori, et bien la piste n’allait pas vraiment dans cette direction. Après avoir glané quelques renseignements à droite et à gauche au près des locaux (renseignement plus ou moins exact), nous arrivâmes quasiment à la frontière du Niger. Heureusement, nous avons retrouvé une route avec un panneau marqué Dori. Nous avons atteint Dori après s’être rallongé d’au moins 40 kilomètres de piste.
A Dori, nous avons essayé de manger, et comme à Gorom Gorom, on avait le choix, et oui, entre riz gras je crois et petits pois. Nous nous sommes installés dans l’auberge, où des livreurs déchargeaient un camion de caisses de bières. J’étais admiratif, car un était au fond du camion, et faisait glisser les caisses sur le sol de la remorque, et un autre, en dehors de la remorque, récupérait les caisses en plein vol. et franchement ils allaient vite, mais bon, il y eut un raté, donc une caisse finit sa route explosé sur le sol. Heureusement, toutes les bouteilles n’étaient pas cassées.
Nous décidâmes de faire un petit tour dans la belle ville de Dori et de son marché. Cette promenade se passa bien, mais le problème ici, c’est qu’il y a toujours un « rasta cool » pour vous tenir la jambe. Cette fois, j’avoue, il n’était pas trop chiant. Nous avons acheté 2 ou 3 fruits, histoire d’avoir un petit dessert tout de même.
De retour à l’auberge, nous avons bu une sucrerie histoire de ne pas mourir d’hypoglycémie. Cependant, notre chauffeur avait un début de palu, mais il se soigna et alla se coucher, car il venait de nous apprendre également, qu’il n’y avait plus d’essence dans toutes les stations de la ville, et que peut être elles allaient être livrer demain matin, Inch’allah. Donc nous nous sommes dit que la suite de notre voyage allait être quelque peu monotone, si nous étions bloqués ici.
A force d’être en Afrique, on apprend la patience, et surtout l’attente. Alors nous avons décidé de manger, la meilleure chose à faire d’ailleurs. Encore une fois, le choix du repas fut délicat, nous avions la possibilité de choisir entre spaghetti et…spaghetti, alors nous avons choisi spaghetti.
Le repas finit, nous sommes allés se coucher dans nos petites cases ventilées, pour bien récupérer.
D’ailleurs je vais vous laisser, pour aller faire une petite sieste.
A bientôt.