FasoSport

    Oh lala, cela fait deux jours que je ne vous ai pas écrit un petit mot, que voulez vous, c'est pas évident la vie en Afrique, et encore plus au Burkina. je pourrais vous dire que j'ai eu vraiment beaucoup trop de travail, et que je n'ai pas eu le temps, ou bien qu'il y a eu un problème de réseau internet pendant 2 mois, ou encore qu'il y a eu un coup d'état et que j'étais emprisonné dans les geoles facsistes, mais bon je vais être franc, et bien on peut dire que j'ai eu une grave maladie.Vous allez dire que cela est bien fait, car ici, il y a souvent des épidémies qui vont de la typhoïde à la grippe aviaire (et oui jusqu'ici, et maintenant le poulet bicyclette et télévisé, les plats traditionnels du pays, deviennent hors de prix, donc très difficile de pouvoir en consommer. Déjà que cela n'était pas toujours aisé de manger de la viande pour les gens, alors là, c'est radical, ce ne sera plus que riz et tô.) en passant par la malaria et la méningite. Et bien, j'ai eu de la chance, ce n'est pas une de celle ci que j'ai eu, mais bel et bien la flèmingite aiguë. Je suis resté cloué au lit plus d'un mois, à ne pas pouvoir lever le petit doigt. Mais je vous rassure maintenant tout va bien.

    Alors là vous vous demandez de quoi je vais vous parler vu que j'étais immobilisé pendant plus d'un mois. j'ai comme tout bon journaliste qui se respecte, fait appel à un envoyé spécial pour couvrir l'évènement sportif mécanique de Ouaga. Non je ne parle pas du grand prix de F1, car je vois mal Schumi rouler sur les pistes avec sa monoplace. Mais pour ceux qui sont venus me voir, et ceux qui me lisent, vous avez dû remarquer que le moyen de locomotion le plus utilisé est bel et bien.......
oui vous avez trouvé, et oui c'est ça, la P50!!!!!

     En effet, le 6 mars 2006, à 7h du matin (c'est pour éviter que les moteurs des P50 ne surchauffent trop, pas con non??), eu lieu les 24 heur......non pas autant, seulement les 24 minutes de Ouagadougou ( c'est déjà pas mal non) appelé aussi le RAMO.
    cette superbe compétition se déroule dans le nouveau super quartier de Ouaga, c'est à dire Ouaga2000. Les participants doivent simplement rouler sur la route principale et faire des aller et retour.

Avant le départ, chaque concurrent doit payer 1000 CFA, ce qui lui permet de faire le plein complet de son bolide, enfin oui vous m’avez compris, de sa P50. Ce qui est marrant, c’est qu’il y a beaucoup plus d’inscrits que de participants, c’est un peu comme pour les élections, sauf qu’il n’y a pas d’avantage à être inscrit. Tandis que là, vous faites un plein de réservoir (en gros 4litres) pour seulement 1000, alors que le litre, actuellement, vaut 710.

            Généralement, toutes les P50 sont trafiquées pour atteindre des vitesses folles, enfin quand celle-ci veut bien rouler.

Les participants viennent se positionner sur la ligne de départ, et là, chose extraordinaire, tout le monde a un casque, zut, ce n’est pas possible, je ne suis plus à Ouaga ou bien. Et si, car quand le signal de départ retentit, on retrouve enfin ce doux et agréable parfum d’huile qui s’échappe des pots d’échappement surdimensionnés dans un nuage de fumées bleues.

    A peine les premiers 100 mètres de fait, que le premier a déjà plus de 200 mètres d’avance, c’est extraordinaire, cette puissance dégagée par une si fragile P50. Les poursuivants s’accrochent, et pour gagner de la vitesse, utilisent des positions aérodynamiques très périlleuses à mon goût.

      Après donc 24 minutes d'une course acharnée,  le premier franchit la ligne d’arrivée en laissant les autres participants à plus de 2 tours derrière lui, et là, les spectateurs partent déjà en vélo ou P50 sur la piste, alors que les concurrents essaient de terminer leur course.

Pour finir, le vainqueur gagne une superbe P50, la classe non.

N’ayant pas de P50, et vu l’heure matinale de cette course, je n’ai pas pu participer, mais, je vous garantie, que si j’apprend qu’il y a une course de P205 qui plus est Katalysator, et bien là je serai prêt à relever le défi.

Sur ce je vous laisse retourner à vos occupations, et j’espère avoir retrouvé le chemin de l’inspiration pour régulièrement écrire de petits moments de la vie.

    Pour ce sujet, je remercie tout particulièrement mon grand ami G pour ses photos et ses commentaires pertinents, bien le merci monsieur. D’ailleurs, si vous trouvez que je n’écris pas assez de choses, je vous conseille d’aller faire un tour sur son blog, son adresse est dans les liens.

                        Bilfou

Je vais légèrement changer de sujet, pour être vraiment sur le coup, et oui, parlons un peu de sport. Mais je vous rassure je ne vous parlerai pas de football, mais d’un vrai sport, où l’effort physique est présent, et je sais que les français adorent ce sport, car ils sont des millions à se tasser dur les bords de routes en juillet pour assister à la plus belle course cycliste au monde, je veux bien sûr parler du tour de France.

 

       Comme le Burkina est la Chine de l’Afrique, avec autant de deux roues que d’habitants, il est normal de voir un tour du Faso cycliste. Cela dur depuis longtemps, car il s’agit du 19ième Faso tour.

 

       Le Faso tour est une course composée de 11 étapes reliant les grandes villes du Burkina, et principalement là où il y a des routes goudronnées. Cette année il y avait 119 engagés soit 19 équipes (4 équipes françaises dont une équipe cantalou).

 

       Après 4 étapes, le porteur du maillot jaune était un camerounais avec seulement 1 seconde d’avance sur le second. Dimanche venant, nous décidâmes d’aller voir l’arrivée de la 5ième étape entre Kombissiri et Kaya, soit 141 kilomètres, sachant que la région de Kaya est assez vallonnée dirons nous.

 

       Nous essayons de trouver un bon endroit avec une partie un peu montagneuse et avec une longue visibilité. Nous nous posons sous un arbre, tranquillement, et après 10 minutes, on se retrouve au moins à 20 sous le petit arbre. Et bien sûr, pas un seul enfant ne parle français. Nous préparons nos objectifs pour avoir dans notre ligne de mire le maillot jaune lors de son passage. Entre temps, on voit arriver un 4x4 qui se met pile poil dans notre ligne de mire. Mais heureusement, il bouge et on voit que ceux sont des voitures du crédit lyonnais, comme quoi, le crédit a plein d’argent non. Et là, il commence à donner un cadeau à un enfant, alors je regarde les enfants autour de moi, et je leur crie, « là-bas, cadeaux », ni une ni deux, les voilà qui galopent jusqu’à la voiture pour récupérer un petit sac à dos crédit lyonnais. Ensuite on récupère tous les petits sacs plastiques qui enfermaient le sac à dos jaune du crédit lyonnais, de cette façon, on diminue légèrement la pollution en brousse.

 

       Nous attendions tranquillement le passage, et à la première voiture publicitaire, les enfants ont couru jusqu’à la route pour l’applaudir. Aurélie et Ludovic les rejoignirent. Daina et moi attendions tranquillement sous un arbre à l’ombre.

 

       Et voilà enfin l’arrivée de la caravane, et le premier coureur qui s’est échappé. Je crois me rappeler que c’était un alsacien, mais le peloton n’était pas très loin. Tout passe assez vite, devant des enfants qui applaudissent tout ce qui passe, aussi bien vélo que voiture. La voiture balai passa et donc nous commencions à retourner à la voiture pour aller à l’arrivée, mais Oh surprise, il restait encore des coureurs, légèrement laissés à l’abandon, car ils roulaient entourés de voitures et de camions. Pour eux, cela devait assez dangereux. En partant en voiture, nous avons suivi un cycliste qui devait être à la traîne.

 

       En arrivant sur Kaya, on se précipite sur la ligne d’arrivée, bien que tous les coureurs, enfin une grande partie, ceux qui savent un peu près pédaler, soient arrivés. On assiste au podium et la remise des maillots des différentes catégories. Je vous résume en gros le résultat du jour.

 

       -vainqueur d’étape : Jérémy Ouedraogo

 

       -maillot jaune : Jérémy Ouedraogo

 

       -maillot vert : Jérémy Ouedraogo

 

       -maillot rose : Jérémy ouedraogo

 

       -maillot du meilleur africain : Jérémy Ouedraogo

 

Bon jusque là ça va, pas trop dur a suivre non. Et ce coureur est bien entendu Burkinabé.

 

       Le commentateur était fou de joie. Ensuite nous avons essayé de trouver l’équipe du cantal, car il faut dire qu’ils n’étaient pas au top. Et là on tombe sur le petit car, et on parle un peu à certaines personnes qui sont avec les cyclistes, et aurélie retrouve son proviseur de lycée, comme quoi le monde est tout petit.

 

 

       N’ayant pas vu assez de vélos, nous avons décidé de voir l’arrivée du tour qui se déroule un peu comme à Paris, ils font une boucle à Ouagadougou.

 

Nous avons eu la chance de les voir passer juste à côté de notre maison, et ensuite direction l’avenue qui donne sur le palais présidentiel. Et la nous avons vu au moins 5 tours avec en tête, et non perdu, ce n’était pas Jérémy, mais un belge qui avait le maillot rose et qui remporta cette étape. Mais le classement général était déjà bouclé, avec la victoire de Jérémy Ouedraogo.

 

Et comme d’habitude, les derniers coureurs finirent la course entre les mobylettes et les voitures, car ici, course ou pas, les gens veulent circuler pour aller je ne sais où, mais ils y vont de pied ferme.

 

       Le Faso tour se terminant, et laissant place à une grosse semaine, et oui, car dimanche, au Burkina il y a l’élection présidentielle, alors il faut que les gens choisissent leur candidat. Mais je vous le raconterai la prochaine fois. Sachez qu’au Liberia, le second tour de la présidentielle se déroule aujourd’hui 8 novembre entre « la dame de fer » (madame Jhonson je crois) et le ballon d’or 1995(et oui c George Weah), alors à votre avis, est ce que cela pourra arriver en France quand Zidane se présentera, qui peut savoir ??????

 

 

Je vous laisse et je vous dis à bientôt.

 

 

      

 

Me revoilà, et cette fois, je vais vous parler d’une chose qui intéresse tout le monde, et oui je veux parler de football, car tout le monde connaît le foot même si on n’aime pas, on en entend parler partout. Les footballeurs sont partout, dès le levé, au petit déj’, sur nos paquets de céréales, sur nos pots de nutella, mais également à la télévision, pour nous vanter de la superbe nourriture, qui d’ailleurs ne leur réussit pas très bien. Et le soir, il y a souvent des matchs histoire de ne pas oublier. Enfin bref, le football, un sport assez simple ma foi, il suffit de pousser une balle dans un filet, jusque là pas de problème, mais par contre il faut le mettre avec le pied, là déjà ça se complique un peu plus.

 

       Si je vous parle de foot, il y a forcément une raison, car je ne suis pas un adepte de ce sport, mais bon, je viens de rentrer pour la première fois de ma vie dans un stade pour aller voir un match de foot, et attention, pas n’importe lequel, les étalons du Burkina contre les bafanabafana d’Afrique du sud comptant pour les qualifications de la CAN (coupe d’Afrique des nations) et la coupe du monde.

 

       Alors tout commence lorsqu’un ami me propose d’aller voir le match, car il dispose de place, alors je me dis pourquoi pas, cela peut être rigolo, surtout au Burkina, à l’exception que la dernière fois, il y a eu 2 morts à cause du mouvement de foule, mais bon la vie est dure ici.

 

Nous voilà devant le stade, où des milliers de mobylettes sont gentiment alignées autour du stade. On se gare tranquillement, et là commence les problèmes.

 

       Nos billets indiquaient porte 1. nous nous dirigeons vers cette porte, et manque de chance, le militaire nous dit que c’est plein donc pas possible de rentrer. Comme nous n’étions pas les seuls, commence alors de longs palabres pour pouvoir entrer dans le stade. A ce moment arrive un autre militaire, qui nous dit d’aller vers la porte 7, alors tout le monde court là bas. Manque de chance, il y avait une queue pas possible. Mais c’était bien, pour une fois il y avait un peu d’organisation. Alors étant en Afrique, et étant blanc, je me dis on va passer à côté. On arrive à cette fameuse porte où je m’arrête net, car un gendarme se défoulait à coup de matraque, enfin je dirais de gros câble électrique sur le dos des gens. Ne voulant pas finir à l’Hospital à cause d’un match de foot, je rebrousse chemin avec mon ami congolais. Et à cet instant, lorsque nous sommes seuls face à une porte, celle-ci s’ouvre, comme quand moïse fit ouvrir la mer rouge, alors ni une ni deux, on force la passage, car derrière il y avait un militaire bien sûr. Mais on arrive avec nos billets, et on se faufile enfin dans le chaudron.

 

       A l’intérieur, le stade était noir de monde (c’est pas dur, ils sont tous noirs ici), à l’exception du côté des sud-africains.
Nous prîmes place à côté de l’escalier, enfin non sur l’escalier, juste à côté de la porte, où les gens allaient pisser, mais il n’y avait pas de toilettes, ils faisaient directement sur la porte et les marches, la grande classe en sorte.

 

       Le match commença tranquillement, et le jeu n’était pas très très bon. Cependant, les étalons menaient le jeu, et le public aimait ça. Et dès qu’un joueur burkinabé faisait un crochet ou un pseudo geste technique, le public était extasié. Après un 20 bonne minutes, le premier but des étalons arrive, et bien sûr, à l’opposé d’où nous étions placés. Alors là, un bruit raisonna dans le stade, tout le monde se leva pour acclamer les joueurs.

 

       Un quart heure après, le deuxième but fit tressaillir le stade sous les cris de joie des burkinabés.

 

       A la mi-temps, c’est un peu comme dans les grands stades, enfin pas de pom-pom girls, mais dans les tribunes, il y a des petits marchands qui vendent des trucs à manger. Bien sûr, tu ne trouves pas M&M’S, MARS, où autres confiseries comme ça, mais plutôt banane, arachide, bissap, sandwich brochette.

       A la reprise, les étalons attaquaient de notre côté. Et on a eu la chance de voir un pénalty qui fut transformé par Ouedraogo ( pas de problème sur le nom, car ils s’appellent tous Ouedraogo). Par contre, après le pénalty, cela faisait donc 3-0, et bien les Bafana se sont réveillaient, et toute l’action se passait de l’autre côté du stade. Et ils pressaient tellement, qu’à trente minutes de la fin, ils marquèrent un but, et là, le stade fut plongé dans un silence de mort. Personne ne dit un mot, pas un bruit, ce fut un peut étrange.

 

       Le score s’arrêta donc à 3-1, et nous partîmes avant la fin du match pour éviter de mourir écraser sur le sol arrosé d’urine et piétiné par des burkinabés.

 

Cette expérience fut très sympathique, mais je ne pense pas la réitérer. Et après dans la ville, il y eut beaucoup de bruit et de monde dans les rues et à mon avis, quelque accident de la route.

 

 

 

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