

Comme cela vous aurez une base pour vous entraîner!!!
Bon courage.
Je vais devoir faire un petit intermède sportif pour coller à l’actualité. Comme vous le savez tous, les Jeux Olympiques vont bientôt débuter, normalement le 08 août 2008. Mais à Southampton, cela a déjà commencé.
En effet, le lundi 28 Juillet 2008 eut lieu l’épreuve reine des J.O, le triathlon de Calshot (petit village de bord de mer). Cette
épreuve réunit tous les meilleurs coureurs du…coin. Et comme je me trouvais dans ce coin là, j’y ai donc participé (essayez de me trouver !!).

Après une préparation intensive d’un bon petit mois, nous arrivons tous sur les lieux vers 17h30. Le soleil est au rendez-vous, et mon fan club aussi !!!

Peu de temps avant le départ, je me demande si je vais pouvoir le faire… car l’eau est un peu froide pour moi, donc l’entrée dans la mer fut très très difficile, certainement le moment le plus
douloureux pour moi.

A 18h, tous les participants se jettent à l’eau pour en débattre avec le temps. Pour me mettre à l’abri du peloton, je commence fort en crawl pour distancer la majorité des participants.
La mer bougeant un peu, cela devenait problématique pour moi,
car n’étant pas encore un poisson, je n’arrivais pas à respirer avec de l’eau dans la bouche. Pour éviter ce problème, la brasse est venue m’aider. 500 mètres de nage et 13 minutes plus tard, me
revoilà sur la terre ferme, juste derrière le premier (mais il faisait parti d’une équipe, c'est-à-dire que certains faisaient le triathlon comme un relai ; une personne la nage, une autre le
vélo et une autre la course à pieds. Ce qui veut dire, qu’après la natation, j’étais premier des individuels !!).
Tous mes fans étaient sur le cul, ils n’en croyaient pas leurs yeux de me voir sortir si vite. N’ayant jamais répété les zones de
changement, j’avoue avoir perdu pas mal de temps dans le chaussage et l’habillement (heureusement aidé par Pomsri).
Quand je me trouve enfin en selle, il y a déjà 3 personnes qui sont
parties devant moi, mais uniquement des personnes appartenant à une équipe. J’arrive à récupérer un participant, et croyant rouler à une vitesse correcte, je ne force pas trop. Mais voilà qu’un
participant me double, comme les pros, je lui suce la roue. Bien calé derrière elle, je jette des coups d’œil derrière moi, et au loin, je vois arriver une autre personne. Je décide alors
d’accélérer la cadence, et je laisse sur place ma meneuse. Je me fais tout de même doubler par Lukas (participant individuel), et j’ai beau résister, je n’arrive pas à le suivre, donc je le
laisse partir, car après le vélo, il y a encore de la course à pieds. Après un long moment tout seul, Tom (participant individuel) me rattrape et me double. Cette fois je vais me caler derrière
lui, et malgré son matériel de qualité et ses efforts pour me distancer, je le suis comme son ombre. Au bout de 38 minutes de vélo, je reviens enfin sur la zone de transition. A ce moment précis,
je suis deuxième ex aequo avec Tom, et à 2 petites minutes du premier.
Je jette mon vélo, récupère un bidon pour me réhydrater, et me voilà en train
d’essayer de courir. Car les 5 premières minutes de course sont un vrai calvaire, impossible de sentir mes mollets, et courant sur une jetée, le vent me vient pleine face. Au premier check point,
on me renseigne que le premier n’a que 40 secondes d’avance. Je continue mon effort, et je commençais à me sentir bien sur mes jambes. J’aperçois mon adversaire direct, et oh surprise ! Il
se met à marcher, car il a l’air complètement épuisé. J’accélère le train, et je me mets à sa hauteur, en lui disant de me suivre. Mais il ne bouge pas. A ce moment précis, je suis premier des
individuels. Je me sens pousser des ailes, enfin des nouvelles jambes, car des ailes pour courir, ce n’est pas ce qui se fait de mieux. J’accélère toujours car je pense que Tom peut revenir sur
moi. Enfin la dernière ligne droite avant l’arrivée. J’aperçois tout mon fan club. Je continue à accélérer, tout en regardant derrière moi, et là, je vois… personne.

La victoire me tend les bras, à la surprise de tout le monde, le petit frenchy aux
cheveux longs, épais comme un fil de fer et sans vélo High Tech et combinaison de natation finit ce célèbre triathlon devant tous les anglais (petite vengeance !!) en un temps raisonnable de
1 heure et 11minutes et avec un peu plus de 4 minutes d’avance sur le second.
Tous les participants ont terminés cette dure épreuve, et certains m’ont impressionné.
Voilà, maintenant je peux dire que je suis un sportif de haut niveau et multi sport, et contrairement aux cyclistes, j’ai tout fait sans produits dopants, sauf si on considère la bière comme drogue !!!
Vous trouverez toutes les photos de cet exploit sur le lien : « Mes albums photos »
Demain nous repartirons en Corse, pour la fin de ce tour de corse, qui fut, j’en suis sûr, un très bon entrainement pour le triathlon ; à condition de ne pas compter les glaces et les saucissons.
“I’m a champion, my friend, and well keep on fighting - till the end”
Après cette première partie de séjour le long des côtes, nous décidons de partir dans les terres, et de faire connaissance avec ce fameux GR20 !!!
Pour optimiser nos performances, nous allons faire une dernière nage dans la grande bleue à Santa Giula qui est une magnifique plage de
sable blanc.

Nous laissons derrière nous la mer pour aller se frotter aux pics rocheux ; direction Zonza, ville située à 43 kilomètres de Porto-Vecchio sur la D368. Sur la route, nous avons une superbe
vue panoramique sur Porto-Vecchio. La route en elle-même peut déranger quelques estomacs.
Sur le chemin, nous faisons une halte au barrage de l’Ospédale, avant d’arriver au petit camping de la rivière situé dans la
pinède.

Le lendemain, direction les aiguilles de Bavella, où nous allons essayer d’user un peu de nos semelles sur le GR20. A vrai dire, nous avons dû le côtoyer pendant 300 mètres, ce qui est un grand
exploit pour nous !! Nous festoyons au niveau du Trou de la Bombe (un énorme trou dans la falaise, un peu comme un chat d’aiguille). Magnifique vue sur les Aiguilles de Bavella et les
alentours.


Ensuite direction la Piscia di Gallo, qui n’a rien d’une piscine, mais plus une grande chute d’eau. En allant à la piscine, je préfère longer la rivière, car le chemin balisé est trop
facile. Après cette petite séance de canyoning, nous revenons sur le chemin, et continuons jusqu’à la chute en empruntant un escalier naturel un peu comme dans le jeu télévisuel sur la
« Piste de Xapatan », mais sans Sophie et sans statuette. Pour atteindre le bord de la piscine, le chemin est très, très naturel.
Après cette première journée dans les montagnes, un petit restaurant s’impose. Nous décidons donc de manger à Zonza, dans le restaurant « le randonneur »qui est très bien. Vous avez le choix entre des plats cuisinés à la corse, c'est-à-dire avec du miel, herbes, fromages locaux, ou pour les réfractaires à la cuisine locale, des pizzas et pâtes.
Le lendemain, nous partons pour Corte. Nous empruntons une route en pleine reconstruction, donc j’ai l’impression de me retrouver sur
les pistes du Burkina Faso (Soleil, poussière, cochons sauvages, vaches déambulantes…).

Nous décidons d’aller faire un tour aux cascades des anglais (ne me demander pas pourquoi les anglais ont une cascade la bas, je ne sais pas !!). Le chemin est très agréable, car bien
ombragé et très facile. A l’arrivée, nous pouvons faire refroidir nos petits pieds dans la cascade.

Nous repartons sur la route et allons direction Corte. En arrivant sur Corte, nous pouvons distinguer la citadelle qui se dresse sur son promontoire.
Petit tour dans cette ville qui aurait pu accueillir un grand homme dans ses murs (et oui
c’est moi, car j’aurais pu faire un petit tour à l’université de Pascal Paoli qui est un grand homme aussi).
Après avoir battu le pavé, nous cherchons un petit camping pas trop loin, et nous en trouvons un, dans lequel nous partageons le terrain avec des chèvres (mais non pas des Bimbos, mais des vraies chèvres !!).
Une bonne nuit de repos nécessaire avant d’aller tremper nos pieds dans les lacs de Melo et de Capitellu. En effet, nous voilà partis dans la vallée de la Restonica. Après une route, ou du moins, un sentier automobile, nous commençons l’ascension au niveau des Bergeries de Grotelle (environ 1000 mètres) pour atteindre le lac de Melo 800 mètres plus haut. La promenade est agréable, car le long de la rivière, mais peu d’ombre. Et les derniers mètres de l’ascension sont assez raides, d’ailleurs il y a des échelles et des chaînes pour la faciliter.
Enfin au bord du lac de Melo !! Maintenant il faut trouver un peu d’ombre pour se restaurer. Et incroyable mais vrai, nous tombons
nez à nez avec une copine d’aurélie qui mangeait tranquillement avec sa petite famille.
Nous pique-niquons avec eux, et ensuite poursuivons le chemin vers le lac de Capitellu qui culmine à 1930 mètres. Le sentier entre les deux lacs est plus raide, et au lieu de
marcher nous pouvons dire que l’on crapahute voire même que l’on escalade, mais cela en vaut la peine !!
Après avoir congelé nos pieds dans l’eau des lacs, et oui, les lacs sont gelés un peu plus de 6 mois par an, donc pas très chaud tout cela !!
Nous redescendons tranquillement, et au
niveau des échelles, nous croisons un couple proche de la retraite. Et en voyant la façon dont la femme grimpait les échelons de l’échelle, je peux vous dire qu’elle
devait avoir le vertige, et en effet elle l’avait. Elle collait son gros ventre sur l’échelle et essayait d’étendre ses membres le plus loin possible pour tirer ses fesses. Je pense que le retour
à du être assez comique aussi.
En continuant la descente, j’ai eu la chance de voir une formidable chute, encore une femme, proche de la retraite. Par contre je peux vous dire que les femmes ont la tête dure, car la sienne a tapé un rocher, mais elle a quand même eu le courage d’engueuler son mari qui marchait loin devant. Je l’ai gentiment aidée à se redresser, et elle avait l’air d’aller un peu près bien. Y a pas à dire, les femmes ont une grande faculté de résistance à la douleur, c’est pour cela qu’elles accouchent !!!
Enfin de retour aux bergeries, nous buvons notre petit coups de Corsa cola, avant de retrouver notre amie rencontrée par hasard dans le camping.
Nous mangeons ensemble en se remémorant nos souvenirs, avant d’aller se coucher pour récupérer de cette étape de 2000mètres de dénivelé (1000 montants et 1000 descendants).
Sur ce je vous dis à bientôt !!!




